FIN DE CAVALE POUR LE WALLABY
ALCOOL AU VOLANT : UNE PREMIERE
Soulagement hier lorsque la police a réussi à stopper un véhicule qui semait depuis plus de vingt minutes la terreur dans les rues d’une grande agglomération des Bouches-du-Rhône. « Je n’ai jamais vu ça » a témoigné un des poursuivants : « pointes de vitesse à plus de 140, voies à contre sens, feux et stops brûlés, priorités refusées, multiples voitures embouties … Je me demande encore comment il n’y a pas eu de blessés ni même des morts ».
Mais la véritable surprise des enquêteurs fut de constater que l’automobiliste ne présentait aucune trace d’alcoolémie ni de drogue. Pas même un soupçon de la célèbre boisson anisée du sud de la France. Aucun antécédent psychiatrique non plus chez cet homme décrit par ses proches comme un bon père de famille et par son employeur comme un employé modèle.
Le mystère s’épaissit lorsque ce dernier déclara au cours de sa garde à vue qu’à peine fait le plein avant de démarrer pour se rendre à son travail, il perdit tout contrôle de son véhicule : volant inopérant, accélérateur bloqué, portières verrouillées, impossible même de couper le contact. Encore traumatisé par son aventure cauchemardesque, l’infortuné conducteur a d’ailleurs été hospitalisé dès la fin de son interrogatoire par un officier de police judiciaire.
C’est précisément ce dernier qui a finalement résolu l’énigme. Pour recouper les déclarations de l’individu, il a fait expertiser le véhicule et constaté que ce dernier venait d’être équipé d’un kit lui permettant de rouler à l’éthanol. Carburant alcoolisé que notre brave automobiliste avait décidé de fabriquer lui-même. Forçant un peu sur le degré et rajoutant une dose de pastis « pour parfumer », selon son épouse qui adore l’odeur d’anis.
Bref, le véhicule était complètement bourré au moment des faits. On apprend que les services du Garde des sceaux étudie actuellement la possibilité de lui retirer le permis de circuler en saisissant sa carte grise. Les associations d’automobilistes dénoncent une nouvelle tentative d’atteinte aux libertés fondamentales. Les fabricants de spiritueux et les viticulteurs, eux, protestent contre la diabolisation croissante de leurs métiers. Cheminots, pilotes, et enseignants projettent de manifester. Sans savoir encore pour quel motif.
AVANTI SAVOYA !
Le Progrès, édition du 13 mars 2018 : « la Haute Savoie serait parmi les départements Auvergne-Rhône-Alpes celui dont le taux de pauvreté est le plus faible ». Rien d’étonnant à cela : les immigrés supportent mal l’altitude. Et les SDF, le froid.
UNE GOURDE A 600.000 EUROS ?
UN BUS HEURTE UN ARBRE, 28 BLESSES LEGERS
27 sont tombés de l’arbre.
Tous nos lecteurs se rappellent de cette nouvelle parue dans l’édition du 26 juillet 2017 de notre journal. Après une longue enquête, nous avons pu retrouver les protagonistes de cette étrange affaire qui avait alors défrayé la chronique arboricole.
Rappelons les faits : le 24 juillet en fin de matinée, quelque part dans notre beau pays, un bus heurte un arbre. Le bilan est de 28 blessés, heureusement légers, dont 27 tombés de l’arbre. Les victimes sont néanmoins conduites à l’hôpital pour examen complémentaire.
Sauf l’arbre qui lui reste sur place.
Nous avons retrouvés ces sympathiques rescapés et les avons réunis au « Café du platane », à proximité immédiate du lieu de leur mésaventure, pour les interroger sur la raison de leur présence dans cet arbre. Les raisons devrions nous dire car elles sont diverses et variées.
La première à s’exprimer est Madame la Député L… : « j’entendais alors protester contre le scandaleux rejet de ma candidature au perchoir de l’assemblée nationale ».
Puis, l’adjudant M…, au nom des six parachutistes belges de son groupe : « à l’armée, quand on te dit de sauter, une fois, tu comptes ni deux ni trois… ».
Madame N…, porte-parole des dix militants contre un projet d’accrobranche au Sahara occidental : « l’effet papillon, il faut le voir venir de loin ».
Monsieur P… et ses neuf camarades élagueurs intermittents: « en chômage technique depuis fin décembre, nous exigions l’extension du mois d’octobre à toute l’année ».
Et tous de déplorer la précarité des conditions qui régnaient alors à tous les étages de cet auguste platane et de dénoncer la ridicule proposition du Préfet de les reloger quelque part en forêt guyanaise. Chacun assura poursuivre la lutte pour l’accession du plus grand nombre à la France d’en haut. Sauf les belges qui revendiquèrent leur attachement à leur plat pays. Encore une occasion de constater à quel point l’Europe des forêts reste à construire.
Après ce moment de partage républicain et une dernière tournée, les unes et les autres entreprirent un pèlerinage au pied de l’arbre et même une escalade souvenir pour les moins alcoolisés.
Azor lui, le chien du café, aboya son mécontentement en exigeant qu’on le lui rende immédiatement.
BABY FOOT
Rubrique C.a.d. du 25 mai 2018.
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Ces deux nouvelles seront prochainement disponibles en version papier au prix unitaire de 2,99 €, frais de port en sus. D’autres nouvelles et surprises viendront bientôt s’ajouter aux collections.
Amicalement votre,
Alphonse Dumoulin
