Deux, évidemment. MAIS PAS QUE … Vous qui aimez les bêtes, oyez la tragique et sombre histoire du blaireau qu’assassinèrent un soir de mai les défenseurs des animaux. Or donc, par cette belle soirée à mettre un Nicolas Hulot dehors, Elisabeth et son compagnon goûtent la quiétude de leur havre campagnard, quelque part à l’orée d’un village de la Drôme provençale.
Lorsque une soudaine agitation rompt le calme habituel à cette heure de la rue où ils habitent. Suffisamment pour les inciter à sortir s’enquérir de quoi il retourne. Et se trouver face à un quarteron d’individus bottés, gantés de cuir et bardés de gilets jaune fluorescents.
Qui leur apprennent qu’un blaireau est naufragé sur le toit de leur maison et qu’alertés par un de leur voisin, ils sont venus lui porter secours … en estafette et de Paris. SI ! DE PARIS ! Aller-retour : 15 heures, 1.300 kilomètres, minimum 190 € de frais de déplacement.
Sans compter le salaire des sauveteurs qu’on suppose payé par une obscure officine semi étatique de protection du bien-être animal. Là, je crois que vous commencez à deviner quel est le couillon de contribuable qui va se faire un devoir écologique de cracher au bassinet.
Mais attendez, l’histoire n’est pas finie. D’un coté, le blaireau, sur le toit, humant délicieusement la brise vespérale, ne demandant rien à personne. S’il est là, c’est qu’il a ses raisons, n’est-ce pas ?
De l’autre, les chevaliers du fiel, ainsi nommés en raison de l’odeur nauséabonde que dégage l’animal lorsque il se sent en danger. Or, en danger, il l’est. Parce que les comiques parisiens venus le déloger de son îlot campagnard pour le protéger font tant et si bien que la pauvre bête s’affole, chute lourdement de son refuge et reste au sol, l’arrière train paralysé.
Fin du sketch. Les hulots boys ramassent la bestiole, l’encagent, la mettent dans leur estafette de sauvetage et s’en vont la montrer à un vétérinaire qui vérifiera la gravité de son état et décidera s’il faut la piquer ou non. Il ne vous reste plus qu’à répondre à la question : « quoi de plus con qu’un blaireau ? ».
L’écolo malfaisant ou le contribuable complaisant ?
(Note de l’auteur : ce récit n’est pas une « fake news ». A quelques détails près, l’histoire s’est réellement passée à Dieulefit en mai 2018)
